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le quatrième soupirail

 

de Marie-Sabine Roger

 

Quatrième de couverture...

Un matin, le père de Pablo est enlevé, sous ses yeux, par des soldats. Son seul crime : éditer de la poésie révolutionnaire. Mais dans ce pays d'Amérique du Sud, écrasé par une dictature, il n'y a plus de place pour la liberté d'opinion. 

Pour Pablo, la révélation est brutale. Il prend conscience de ce qui se passe autour de lui. Avec l'aide d'un réseau de résistants, il va tenter de retrouver son père, détenu et torturé dans la sinistre prison de San Marcos.

Il verra les bourreaux à l'oeuvre, et comprendra alors toute l'importance des textes que son père imprimait, jour après jour, pour lutter contre l'oppression.

 

 

127 pages, 7.50, Genre ?

 Editions Thierry Magnier

 Publié en 2005

 

Guillemet2.pngPoétique, touchant, on suit le récit d'un garçon qui veut sauver son père. Pourquoi imprimer des poèmes ? A quoi servent-ils ? J'ai aimé cette lecture, tranquille, prenante, triste mais poétique ! Ici, c'est la poésie qui maintient la vie.

 

 

L'auteur...

Née en 1957 près de Bordeaux, Marie-Sabine Roger vit entre la France et La Réunion. Depuis dix ans, elle se consacre entièrement à l’écriture. Son travail est très reconnu en édition jeunesse, où elle a publié une centaine de textes, souvent primés. En littérature générale, elle a notamment publié un roman chez Grasset, Un simple viol en 2004, et des nouvelles chez Thierry Magnier, La théorie du chien perché (2003) et Les encombrants (2007). Son roman précédent, publié au Rouergue en août 2008, La tête en friche, est encore un beau succès en librairie. Il a dépassé les 22 000 ventes. Le film, adapté par Jean Becker, avec Gérard Depardieu et Geneviève Casadesus, est sorti en salles le 2 juin. La Tête en friche a fait l’objet de plusieurs traductions à l’étranger. Il a obtenu une dizaine de prix, dont le prix Inter-CE (décerné par les comités d’entreprise).

 

Mon avis...


    Lu pour un concours dans mon lycée également. Je l'ai trouvé poétique et touchant. Ce qui m'a donné envie de le lire c'est cette citation "Je suis le maître de mon destin. Je suis le capitaine de mon âme". Il y a deux ans j'avais un peu travaillé sur cette chanson. C'est bête comme de petites choses peuvent vous donner envie de lire un livre, non ?

 

    Pablo s'est toujours moqué de son père et de sa poésie. Mais lorsque son père se fait emmener par les soldats à cause des tracts de poésie qu'il imprime, Pablo retrouve des feuillets de poésie dans les décombres de l'incendie de sa maison. Ces poésies il les lit et prend soudain conscience de l'étendue de ce que faisait son père. Imprimer des tracts de poésie lui semble tout à coup prendre une autre forme.

    Tout le long on lit ds poèmes que Pablo trouve ou qu'il emmène à son père. C'est beau, ça nous touche indirectement. Pablo veut sortir son père de la prison où il a été mené. A présent, sa vie c'est son père et la poésie alors qu'avant il s'en moquait bien. Il aime les mots, les vers, et, à l'image de son père, lorsqu'il trouve de belles phrases il les lit et relit.

    J'ai aimé cet univers de poésie, la poésie peut sauver une vie, ou tout du moins la maintenir quelques instants, elle donne du courage au père de Pablo, lui insuflle de la force. L'ambiance devrait être triste et sordide mais on est animé du même espoir que Pablo, trouver un moyen de libérer son père.

    Le roman est court mais je n'en ai pas perdu une miette. Au début, je n'étais pas préssé de le lire parmi les 9 de la sélection. Mais comme dit plus tôt, en lisant ce vers j'ai eu l'envie de l'ouvrir tout de suite et c'est donc le quatrième livre que j'ai lu. Avant de lire un livre, on ne sait pas trop à quoi s'attendre. Dans ce pays où règne la dictature, qu'allait donc raconter l'histoire ? Ce livre raconte combien la poésie peut être importante et peut ouvrir les yeux.

 

Deux extraits montrant la poésie selon Pablo. Avant.

Certains soirs, mon père les disait, à voix égale, monocorde, sans emphase, sans mettre le "ton". Il lisait, c'était tout. les mots devenaient des évidences. La plupart du temps, je n'y comprenais rien. d'ailleurs, je l'écoutais à peine. Pour moi, la poésie, c'était sans intérêt. (p31)

 

Je m'étais si souvent moqué de ces tracts... La poésie, c'était nul, illisible. Emmerdant. Lire des vers, quand on n'y était pas obligé ? Quel intérêt ?

Mon père avait bien essayé, un temps, de m'ouvrir à son univers.

- Mais si, écoute... Tu n'entends pas, cette musique, dans les mots ? Tu n'as pas l'impression que ça te porte, que ça te fait voir les choses de plus haut ?

J'étais résolument hostile, réfractaire. Vite lassé. Jamais convaincu. (p32)

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